L’Année du Gorafi (N°1 et 2)

    Puisque la parodie et la satire ont l’air de se porter assez mal par les temps qui courent, j’ai décidé de faire une petite place sur mon blog à l’excellent journal parodique Le Gorafi.

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      Le mois dernier, je me suis procuré les deux volumes de l’Année du Gorafi qui rassemblent les articles les plus drôles et les plus mordants du site “d’infaux”. Sous forme de véritables articles de presse, Le Gorafi détourne les actualités ou en invente de nouvelles dans le but de faire rire tout simplement, mais aussi en dénonçant sarcastiquement les travers de notre société de consommation et de l’information.

     Avec ces deux volumes de L’Année du Gorafi, le pari est réussi. La compilation des meilleurs articles du journal permet de passer un bon moment de détente léger, divertissant mais aussi intelligent. Entre absurdité, ironie, ou non-sens, les articles parodiques pointent les dysfonctionnements de notre société mais critiquent également, de façon sous-jacente, le sensationnalisme des médias, ou les articles souvent lacunaires de certains titres ou de certaines chaînes d’info en continu. Bien que les créateurs du Gorafi s’en défendent, l’existence du Gorafi lève le voile sur un certain nombre de problèmes de notre société hyper connectée de la technologie et de la communication. La crédulité de certains, comme Christine Boutin qui a cité Le Gorafi pour étayer, tout à fait sérieusement, ses propos, le prouve :  trop peu de personnes ont un recul suffisant sur les informations délivrées par gigaoctets sur le net et beaucoup ne prennent pas la peine de vérifier ce qu’ils lisent. Malgré lui donc, Le Gorafi a au moins cet effet salutaire qu’est de tenter de ré-insuffler un peu d’esprit critique dans des cerveaux peut-être un peu trop déshabitués à prendre du recul par rapport aux informations.

      Depuis le printemps 2014, Le Gorafi est invité le lundi, le mercredi et le vendredi au Grand Journal sur Canal Plus pour un simulacre de JT toujours placé sous le signe de l’humour et de l’absurde.

       Le Gorafi est présent sur Twitter, Facebook, et une application permet de suivre l’actualité parodique sur smartphone et d’être informé de la publication de nouveaux articles.

LeGorafi badges

   Pour recevoir les badges Le Gorafi, il suffit d’envoyer votre adresse postale par mail à l’adresse badges@legorafi.fr, et le tour est joué! Vous recevrez les badges sous quelques jours.

     A noter qu’un nouveau livre en format poche, Le Meilleur du Gorafi, est également paru tout récemment! Si vous aimez l’impertinence alliée à la pertinence, je ne peux que vous encourager à y jeter un œil!

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Foreign Affairs

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      Le mois dernier, dans un kiosque de presse, j’ai trouvé un exemplaire du numéro d’été de la célèbre revue Foreign Affairs. Pour moi, cette revue scientifique est surtout celle dans laquelle je piochais les articles utiles à l’élaboration de mes deux mémoires de Master. C’est un recueil de précieuses sources dites “académiques” nécessaires à toute bonne “literature review“. En voyant cet exemplaire dans les rayonnages, j’étais curieuse de voir à quoi ressemble un “vrai” numéro de la revue, dans la mesure où je n’avais jamais eu accès à ses articles autrement qu’en pdf ou directement en ligne (Merci au proxy de l’université!). Par nostalgie, et en remarquant le nombre d’articles par numéro, j’ai décidé de l’acheter.

     J’ai ainsi retrouvé le plaisir de lire les fameux articles qui ont, pendant longtemps, représenté mon quotidien d’étudiante, et les non moins célèbres auteurs qui sont régulièrement invités à publier leurs essais (Francis Fukuyama, John Mearsheimer, Joseph Nye Jr,…).

     Dans la foulée, j’ai dégoté le numéro de Septembre/Octobre. J’ai découvert que cette revue est également un excellent moyen de continuer à côtoyer les débats théoriques des sciences politiques (qui me manquent tant depuis la fin de mes études) et de les voir appliquées aux problèmes actuels (crise ukrainienne et les tensions avec la Russie, montée en puissance de la Chine, ou crise de l’Etat moderne).

     Les articles que je préfère, dans le numéro de cet été:

* Alexander Lukin, What the Kremlin is thinking: Putin’s Vision for Eurasia.

*James Steinberg and Michael O’Hanlon, Keep Hope Alive: How to Prevent U.S.-Chinese Rlations from Blowing Up?  (Mon article préféré car en directe relation avec mon mémoire l’an dernier, avec, donc, deux auteurs que je connais très bien).

*John Micklethwait and Adrian Wooldridge, The State of the State: The Global Contest for the Future Government.

*Keith Gessen, What’s the Matter with Russia?, Putin and the Soviet Legacy.

     Les articles qui m’intéressent le plus dans le numéro de Septembre/Octobre:

*Francis Fukuyama, America in Decay: The Sources of Political Dysfunction.

*Yascha Mounk, Pitchfork Politics: The Populist Threat to Liberal Democracy.

*Michael Kazin, Halfway There: Why the Left Wins on Culture and Loses on Economics.

*John Mearsheimer, Why the Ukraine Crisis is the West’s Fault: The Liberal Delusions that Provoked Putin.

*Kenneth M. Pollack, An Army to Defeat Assad: How to Turn Syria’s Opposition Into a Real Fighting Force.

     Les articles sont, comme toujours dans ce genre de revue, (Foreign Policy en est une autre très intéressante qui m’a accompagnée pendant longtemps également), très conséquents et complets. Certains plutôt historiques, d’autres plus politiques, je ne peux m’empêcher de penser que certains articles feront partie des lectures obligatoires de futurs étudiants.