Les Petits Riens de Lewis Trondheim – Lewis Trondheim

Couv_68428PetitsRiensLes1_19102006

 

 

 

 

 

 

 

 

      Aujourd’hui, j’aimerais revenir sur deux petites trouvailles du monde de la BD (Je me spécialise de plus en plus! Il faut dire que je connais des gens très informés en la matière qui savent me conseiller des petites pépites!). Il s’agit donc de Lewis Trondheim, que je ne connaissais pas du tout il y a encore deux semaines. A mes amis bédéphiles, je ne cesse de dire que j’adore Guy Delisle. L’un d’entre eux, très connaisseur de tout ce qui se fait en BD, m’a proposé de lire du Lewis Trondheim dont “Les Petits Riens” sont publiés dans la même collection “Shampooing”.

      Pour le moment, j’ai lu les deux premiers tomes: “La Malédiction du Parapluie” et “Le Syndrome du Prisonnier”. Le principe de ces bédés est très similaire à la démarche de Guy Delisle: il s’agit de petites chroniques du quotidien de l’auteur, souvent inspirées de ses voyages ou de sa vie de famille, à la différence que Trondheim se représente lui-même en oiseau (un faucon semble-t-il).

Trondheim_01

      Le premier tome revient ainsi sur ses mésaventures de jardinier, ses parties de squash, l’acquisition de chats qu’il nomme Orly et Roissy, sur son voyage à la Réunion où la peur du Chikungunya le rend paranoïaque, son Grand Prix du festival d’Angoulême, ses trajets en train… Tout est prétexte pour narrer les banalités du quotidien en petites saynètes donnant au tout une forme de journal de bord très comique. Car Trondheim est un fieffé farceur. La plupart de ses aventures illustrent les petites blagues qu’il fait à son entourage (collègues dessinateurs, enfants,…). Un passage particulièrement drôle et étonnant revient sur une rencontre avec son ami, Manu Larcenet, à la sortie d’une conférence.

 lewis2

    Le deuxième tome ne déroge pas à la règle: il est toujours question de petites anecdotes du quotidien tournant, cette fois, autour du “Syndrome du prisonnier” que Trondheim essaie de conjurer. Ainsi, il est davantage orienté sur ses voyages pour se rendre à divers festivals. La peur de rater l’avion, les ravages du yin-yin, les chambres d’hôtel mal disposées sont autant de petits désagréments qu’il met en scène. L’auteur nous décrit aussi ses plaisirs simples tels que voir une baleine sortir de l’eau à l’horizon, voir la Lune en plein jour, nager près d’un cormoran… Là encore, tout est toujours très drôle ou finement exposé pour nous arracher un sourire.

petitsriens_189

     Les petites aventures ou mésaventures de Trondheim m’ont beaucoup amusée même si je dois avouer que j’ai énormément de mal avec le zoomorphisme à cause duquel j’ai repoussé plusieurs fois la lecture de la BD. Certes, une fois habitué(e), la lecture se fait plus naturelle, mais je préfère inconditionnellement le réalisme d’un Guy Delisle (même avec un dessin “épuré”) (peut-être encore mon côté trop terre à terre?). Cependant, même si la forme ne m’a pas convaincue tout de suite, le fond, lui, est drôle, léger et divertissant. On partage avec plaisir les déconvenues, les superstitions et les blagues de l’auteur et on se laisse facilement porter par la succession de ces “petits riens”. Grâce à son autodérision et son cynisme, il sait emmener le lecteur dans des anecdotes qui seraient sûrement peu dignes d’intérêt si elles étaient narrées par d’autres.

      Dès que j’aurai les autres tomes en ma possession, j’en ferai la revue! (après les avoir lus, cela va de soi…).

lpr1

Advertisements

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s