Gaza 1956 – Joe Sacco

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     La grande question aujourd’hui sera de savoir s’il est possible de rédiger un article court (ou du moins pas trop long) sur cette BD de référence trèèèès riche (400 pages tout de même) et bouleversante.

     Par cette BD, le journaliste américain Joe Sacco revient sur deux tragédies palestiniennes de 1956 (massacre de Khan Younis et de Rafah) largement passées sous silence et méconnues du grand public mais qui ont pourtant marqué à jamais la mémoire des réfugiés de Gaza. L’auteur a effectué trois voyages entre novembre 2002 et mai 2003 dans cette petite bande de territoire coincée entre Israël, l’Egypte et la Mer Méditerranée dans l’optique de rassembler des témoignages de Gazaouis ayant vécu ou ayant perdu des proches dans les événements. Toute la BD est donc basée sur les témoignages recueillis par Sacco et son traducteur et guide, Abed. Le journaliste entreprend une démarche originale: celle de retranscrire les récits recueillis en images dans une bande dessinée. Il assume donc entièrement la subjectivité de son oeuvre et met en place par là même un nouveau type de reportage dont il est le précurseur: la BD reportage. De ce fait, dès les premières pages de l’avant-propos, il reconnait que, se basant sur des témoignages et souvenirs, la mémoire peut être défaillante (“les inévitables défaillances de la mémoire”) et induire quelques incohérences qu’il s’efforce d’éclaircir. Evidemment, se fier à des souvenirs est délicat mais l’auteur de préciser: “Le lecteur doit bien comprendre que les récits passent à travers un autre filtre avant d’atteindre la page, à savoir mon interprétation visuelle. En essence, je suis le décorateur et le metteur en scène de toutes les séquences qui se situent dans les années 1940 et 1950”. Sacco s’appuie également sur des documents rares, notamment des photos de l’UNRWA à Gaza (ndlr : l’Office de Secours et de Travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche Orient) ainsi que sur les archives (sporadiques) de l’ONU.

     Les tous premiers chapitres de la BD sont inscrits dans une partie consacrée à la contextualisation des deux tragédies c’est-à-dire l’armistice de 1949, la ligne de démarcation négociée sous l’égide de l’ONU, l’émergence des fedayins mais surtout la crise de Suez. L’auteur rappelle le plan mis au point par le Royaume-Uni, la France et Israël afin de renverser Nasser (car tous avaient un intérêt à le voir tomber: celui-ci avait soutenu la rébellion en Algérie ce qui incommodait au plus haut point les Français ; il avait nationalisé le Canal de Suez qui handicapait le commerce du pétrole anglais et il soutenait les fedayins palestiniens qui attaquaient régulièrement les civils israéliens). Ces trois puissances ont donc préparé une agression tripartite dont le plan devait se dérouler comme suit: Israël devait attaquer la Bande de Gaza et le Sinaï prétextant vouloir en finir avec les fedayins, et larguer quelques parachutistes près du Canal. Le Royaume-Uni et la France exigeraient que les forces israéliennes et égyptiennes se retirent à quinze kilomètres du Canal et proposeraient à l’Egypte qu’un contingent anglo-français occupe provisoirement le Canal jusqu’à ce qu’une solution soit trouvée. Nasser refuserait au nom de la souveraineté de l’Egypte, et la France et le Royaume-Uni attaqueraient l’Egypte. Malheureusement (ou heureusement, c’est selon), le plan n’a pas marché car les Etats-Unis d’Eisenhower sont intervenus pour sanctionner sévèrement la France et le Royaume-Uni qui ont été humiliées. Néanmoins, ceci n’a pas empêché Israël d’attaquer l’Egypte le 29 octobre 1956 et d’envahir Gaza le 2 novembre. C’est dans le cadre de cette attaque qu’est intervenue la première tragédie de Khan Younis.

     Le lendemain de l’attaque israélienne sur Gaza, le 3 novembre 1956, les soldats israéliens arrivent en trombe à Khan Younis, ville de Gaza, frappent aux portes, les défoncent, et emmènent de force les gens (les jeunes hommes en priorité puis tous les hommes) à l’extérieur. Les soldats israéliens les alignent alors contre un mur et tirent à l’aide de quatre mitrailleuses Bren en quatre rafales.

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Plusieurs témoins racontent leur histoire: “Je me suis faufilé discrètement sur le côté. Je voulais m’enfuir. Ils ont ouvert le feu. Je suis tombé et des corps sont tombés sur moi. Le silence est tombé. Puis on les a entendus… mettre de nouveaux chargeurs“. Des Gazaouis racontent comment leur père, leur frère ou cousin ont été extirpés de leur maison par les soldats et alignés contre le mur dans la rue principale de la ville. Les femmes, forcées de rester dans leur maison et de n’en point sortir, crient, pleurent, implorent les soldats de laisser leurs proches en vie. Ce sont elles surtout qui racontent cette journée sombre à Joe Sacco car elles sont les rares survivantes de ce massacre, de cette journée sanglante. Elles racontent comment elles sont sorties en fin de journée pour constater la rue principale jonchée de cadavres et ramasser les corps de leurs proches pour les enterrer.

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     Afin de confronter les témoignages recueillis avec ce qui en est dit dans les documents historiques, Joe Sacco explore les archives de l’ONU qui font, évidemment, état de deux versions des faits, l’une israélienne et l’autre palestinienne. D’un côté, “les autorités israéliennes dénoncent une résistance à leur occupation, exercée notamment par les réfugiés palestiniens“, et de l’autre “de leur côté, les réfugiés affirment que toute résistance avait cessé au moment des incidents et que de nombreux civils non armés ont été tués lorsque les troupes israéliennes ont traversé la ville et le camp à la recherche d’hommes armés“. Les récits recueillis par Joe Sacco sont corroborés par une enquête menée par le journaliste et ancien soldat israélien présent à Khan Younis en 1956, Marek Gefen.

     La deuxième partie de la BD se concentre sur un autre massacre perpétré par Israël dans la Bande de Gaza, toujours en 1956, dont Joe Sacco a pris connaissance pendant ses recherches sur le premier massacre de Khan Younis: le massacre de Rafah. Rafah est une ville située au sud de la Bande de Gaza, coincée à l’époque entre une colonie israélienne et l’Egypte. Le 12 novembre 1956, soient à peine dix jours après le premier massacre à Khan Younis, à six heures du matin, des soldats israéliens sont arrivés en jeep dans la ville de Rafah, demandant au haut-parleur à tous les hommes de seize à soixante ans de sortir de leur maison et de courir vers l’école de la ville. Des centaines de Palestiniens sont donc sortis de chez eux, interrogateurs, et ont remonté la Rue de la Mer pour se rendre à l’école. Dans la rue, des soldats israéliens bloquaient l’accès aux petites rues adjacentes de sorte qu’il était impossible pour quiconque de s’enfuir. Un témoin interrogé par Joe Sacco, Ayesh Abdel-Khalik, était professeur à l’UNRWA à l’époque. Il explique: “On est allés vers l’école en groupe. Quand j’ai atteint la Rue de la Mer, où se trouve maintenant la caserne des pompiers, je marchais normalement. “Plus vite! Plus vite” a crié un soldat israélien. Il m’a tiré dessus… Il m’a fait lever les mains. J’ai commencé à courir et les gens derrière moi m’ont imité“. Une dizaine de témoins confirment ceci à Joe Sacco. Les Palestiniens se sont mis à courir vers l’école et les soldats tiraient sur eux s’ils estimaient qu’ils ne couraient pas assez vite.

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Hamdi Hejazi raconte: “On a rejoint la rue principale. Tous les quelques mètres, des groupes de soldats armés de bâtons nous disaient “Plus vite! Plus vite!” Je n’ai pas été frappé mais beaucoup de gens ont reçu des coups de bâton“. Mohammed Zidan se souvient aussi: “Il y avait beaucoup de soldats. Certains debout et d’autres allongés. Ils tiraient à la mitraillette sur tous les groupes qui passaient. Les gens abandonnaient les morts et les blessés pour continuer à courir. J’ai dû voir trois ou quatre corps sur cette route. Et dans chaque groupe, un ou deux hommes étaient tués”. 

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Dès que la foule eut atteint l’école, les soldats ont aligné les Palestiniens contre le mur pour les faire entrer au compte goutte dans l’enceinte de l’école. Comme le souligne Joe Sacco, “et nous voici à la partie de l’histoire qui reste gravée dans tous les cerveaux, même les plus engourdis par l’âge“. Et pour cause, cela s’apparente à de la torture la plus infâme qui soit. A l’entrée de l’école, de part et d’autre du portail, étaient postés des soldats armés de bâtons qui frappaient à grands coups les Palestiniens qui s’empressaient d’entrer dans l’école pour fuir les coups de feu arbitraires tirés dans la rue. Plus cruel encore, le sol était couvert de barbelés derrière lesquels les soldats avaient creusé un grand fossé de sorte que ceux qui ne sautaient pas au-dessus des barbelés d’un pas assez grand tombaient dans le fossé où ils étaient achevés au fusil, le tout en tentant d’esquiver les coups féroces de bâton. Ismaël Abdullah Farahat a vécu cette entrée dans l’école: “Ils m’ont frappé à la tête. Mon crâne s’est ouvert. Ca me fait encore mal aujourd’hui. Devant moi, il y avait des barbelés. Heureusement j’étais jeune et en pleine forme. J’ai réussi à sauter par-dessus“. Ayesh Abdel-Khalik Younis lui aussi raconte: “A l’école, il y avait des barbelés et un trou dans le sol. Il fallait entrer à toute vitesse. Celui qui tombait dans le trou était tué“.

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Les soldats israéliens ont rassemblé les hommes palestiniens dans la cour en les forçant à s’asseoir, face contre le sol. Pour les tenir tranquilles, les soldats tiraient à un mètre à peine au-dessus de leurs têtes. Les autorités israéliennes ont ensuite procédé à un contrôle systématique de tous les hommes présents en demandant aux soldats palestiniens de se rendre. Quelques hommes se sont levés et ont été emmenés à l’extérieur. Puis les soldats israéliens ont forcé les soldats s’étant rendus à dénoncer leurs collègues dans les rangs. Le nombre n’étant toujours pas suffisant par rapport aux listes que les autorités israéliennes s’étaient procurées, les soldats ont ciblé au hasard d’autres hommes pour les faire sortir. Mohi Eldin Ibrahim Lafi se souvient: “Ils passaient entre nous et en choisissaient un, deux, trois. “Debout! Debout! Ils les emmenaient contre un mur. Le mur ouest. Et ils les fusillaient“. Les Palestiniens ont été sommés de se lever, rangée par rangée, pour un contrôle systématique d’identité. Puis ils étaient conduits devant une jeep, où un “collaborateur” (ndlr: un Gazaoui recouvert d’une couverture indiquait aux Israéliens qui était soldat ou fedayin). Si c’était le cas, l’homme en question était emmené sur le champs. En fin d’après-midi, les soldats israéliens ont compris qu’ils n’auraient pas fini le tri avant la nuit, ils ont donc accéléré la cadence des contrôles et triaient les hommes du regard. Awad Mohammed Ahmed explique que les soldats ont crié: “Maintenant rentrez chez vous. Mais dans le calme. Ne tentez rien ou les soldats tireront! A 5 heures, vous devrez tous rentrer chez vous! Dans cinq minutes, on ne veut plus personne dans l’école! On tirera sur ceux qui restent!“. Ahmed Khalil El-Bawab décrit: “Ils nous ont relâchés et se sont mis à tirer dans toute l’école. Personne n’est passé par le portail. On avait peur de sortir dans la rue principale. Très peur. On avait vu tous les gens se faire tuer là-bas“. Mohammed Yousef Shaker Mousa corrobore: “Les gens avaient peur de franchir le portail. Ils pensaient qu’à la sortie de l’école, ce serait comme à l’entrée“. Abdel Hadi Mohammed Lafi et El-Sayed Abdel Hamid Abu Taha témoignent: “Il y avait un mur, côté nord. Les gens ont commencé à escalader le mur. Certains sont tombés, ils se sont blessés“. Abdul-Malik Mohammed Kullab était contre le mur: “J’ai cru que j’allais mourir. Je ne pouvais plus bouger. Seulement les bras. Je les ai posés sur les épaules d’un autre, et j’ai sauté. Je n’avais pas fait cinq mètres que le mur s’est effondré“. Tous les hommes ont couru se réfugier dans les maisons. Les soldats israéliens ont emmené la moitié des hommes en car pour en faire des prisonniers et ont entassé les morts au matianah.

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     La grande richesse de cette BD réside également dans le fait que Joe Sacco commente et illustre son quotidien à Gaza et l’avancée de ses recherches ce qui confère à son oeuvre une sorte de troisième partie quant à elle bien ancrée dans le présent. A la recherche de survivants des événements de 1956, Sacco et Abed traversent Gaza et sont les témoins des destructions massives de maisons de Gazaouis à Rafah par les bulldozers israéliens et de la détresse de ses habitants. Abed explique au journaliste que les Israéliens démolissent régulièrement et systématiquement les maisons au bord de la colonie, qu’ils jugent habitées par des personnes hostiles à l’Etat juif et qui pourraient représenter un danger pour sa survie. Ces destructions font des centaines de sans-abris chaque jour à Rafah et des populations de plus en plus désoeuvrées et amères. Juste après une scène de démolition, Joe Sacco croise une Palestinienne désemparée qui hurle: “En détruisant nos maisons, ils détruisent nos souvenirs, nos vies! Mon fils a des éclats d’obus dans la tête et la nuque, et il est là-bas! (Elle veut dire qu’il lance des pierres sur le bulldozer)“. Sacco l’interpelle: “Vous ne l’empêchez pas?“, ce à quoi elle répond: “C’est impossible! Le sang de l’Intifada coule dans ses veines! Mon autre fils tremble toute la nuit. Il a des convulsions. Et moi je devrais rester à la maison quand mes gosses sont sur la ligne de tir?  […] On apprendra à nos gamins qu’ici c’est notre terre et qu’ils sont nos ennemis!“. Joe Sacco montre finement comment ce comportement attise la haine et la rancœur de l’autre côté de la frontière. Un événement lié aux destructions bouleverse particulièrement le quotidien de Sacco: le 16 mars 2003, Rachel Corrie, jeune volontaire américaine, meurt écrasée par un de ces bulldozers israéliens en tentant d’empêcher la destruction d’une maison (affaire qui avait fait grand bruit et dont la plainte a a posteriori été rejetée par le tribunal israélien en août 2012).

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     Ces destructions arbitraires gênent même l’auteur dans ses recherches: les témoins qu’il interroge ne cessent de le ramener aux misères du présent. L’un d’eux s’exclame: “C’est bien pire aujourd’hui. Même mon père le dit“. Sacco répond: “Bien sûr, c’est terrible aujourd’hui mais ça n’amoindrit pas ce qui s’est passé avant”. “56? D’accord, écris ton livre”. Mais quand nous partons, il me saisit le poignet. Il veut me montrer sa maison en face dans l’allée. Quelques étages plus haut, il nous montre des trous de balles dans sa maison. Dans une pièce, une autre, et encore une autre. “Ici, c’est tous les jours 56! 56 c’est mort! 56 c’est pour mes grands-parents! Mais lui (montrant son fils), lui il est vivant! Et moi aussi je suis vivant!”.”

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     Le véritable apport de la BD est la réflexion sur la dureté de la condition palestinienne depuis plus de 50 ans. Comme le déplore Joe Sacco, “les Palestiniens semblent n’avoir jamais le luxe de digérer une tragédie avant que la suivante ne leur tombe dessus“.  En effet, il semble qu’aucun répit ne vient interrompre le flot de catastrophes qui a déjà frappé ce peuple: aux douleurs à peine cicatrisées du passé viennent déjà s’ajouter d’autres blessures. Ceci fait cohabiter des générations n’ayant pas vécu les mêmes choses, qui n’ont pas les mêmes préoccupations, mais qui partagent néanmoins la haine de l’occupant. Joe Sacco prend toute la mesure de cette population désabusée et ose lui poser des questions épineuses, comme lorsqu’il narre avoir demandé à un Gazaoui ce qu’il ressentait dès qu’il apprenait qu’un attentat a lieu à Tel Aviv: “Quand une bombe explose à Tel Aviv, quelle est votre première réaction? Je suis heureux. Est-ce que ça sert les intérêts nationaux palestiniens?” Son interlocuteur, en colère, rétorque sans ménagement ” Ca leur fout la trouille!“. Ce dialogue montre l’ampleur du conflit qui paraît, jour après jour, de plus en plus irréductible et irréversible. Chaque tragédie crispe les uns et les autres un peu plus et chacun se retranche dans ses positions de plus en plus radicales. Joe Sacco prouve, à cette occasion, qu’il relève le pari qu’il s’est fixé dans l’avant-propos de sa BD, c’est-à-dire déceler ce qui a “planté la haine dans les cœurs”.

     Cette BD se démarque aussi par le parti pris par son auteur. Joe Sacco a toujours affirmé sa subjectivité. On peut, en effet, se demander comment rester pleinement objectif lorsque l’on est confronté à autant de massacres, de misère et d’injustice. Pourtant, on peut constater que, dans le dessin, les tons adoptés sont neutres. Le blanc et le noir neutralisent l’image et la retranscription (parfois dure) de la réalité. Le récit, en revanche,  et comme pour chercher la bonne distance, ne ménage pas le lecteur. Les témoignages nous mettent en empathie avec le peuple palestinien dont on comprend le désarroi. Le journaliste défend cette démarche en soulignant qu’un média interprétatif tel que la BD lui permet de sortir des limites du journalisme traditionnel. Les allers et retours dans le passé et le présent permettent d’avoir une vision globale de l’Histoire sans s’éloigner de la réalité quotidienne. Il n’oublie néanmoins pas de confronter les points de vue et s’approche davantage d’un récit subjectif objectif qui a assis sa réputation dans le genre.79393_une-sacco

     La véritable conclusion est qu’il n’est pas possible de survoler un tel ouvrage et d’en faire une revue courte. Le contenu est tellement dense et parfois difficile (je dois avouer avoir dû faire une pause au milieu du livre car la cruauté des faits et l’impunité dont jouissent les coupables m’a, à un moment donné, été insupportable) qu’il faut rendre hommage à Joe Sacco pour l’imposante recherche menée et d’avoir mis la lumière sur deux massacres relégués aux annexes de l’Histoire ainsi que pour avoir donné la parole aux Gazaouis qui ont souffert et aux Palestiniens de manière générale. Cette BD a vraiment rempli, pour moi, la fonction que j’attendais d’elle, à savoir me faire voyager, m’informer et me transmettre l’expérience “par procuration”, c’est-à-dire à défaut de pouvoir la vivre moi-même. Je confirme son statut de “classique” à ne pas louper dans ce genre. Symboliquement, j’ai terminé la lecture de cette BD la veille de l’annonce de la suspension des négociations pour un accord de paix israélo-palestinien le 24 avril 2014.

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